1. carte

nom féminin
(latin charta, papier) Feuille de carton mince, plus ou moins flexible, destiné à divers usages : Carte d'invitation.
Document imprimé ou informatisé prouvant l'identité de quelqu'un ou lui permettant d'exercer certains droits, de bénéficier de certains avantages : Carte d'électeur. Carte d'étudiant. Carte de priorité.
Carton sur lequel sont fixés des petits objets de même nature qui se vendent ensemble ou à la pièce : Carte de boutons.
Liste des plats dans un restaurant.
À la carte, se dit d'un repas où on choisit ses plats sur la carte en payant un prix variable suivant leur nature (par opposition au repas à prix fixe ou au menu) ; se dit d'un travail, d'une activité, d'un horaire qu'on peut choisir ou aménager avec une certaine liberté ; se dit de ce qui tient compte des désirs de chacun, de ce qui se fait au gré de chacun : Vacances à la carte.
Avoir, donner, laisser carte blanche, avoir, donner, laisser les pleins pouvoirs.
Carte postale, feuille rectangulaire de carton mince, illustrée ou non, utilisée pour la correspondance. (Elle fit son apparition en Autriche, en 1869.)
Carte des vins, liste des vins que peut servir un restaurant, avec leurs prix.
Carte (de visite), petit rectangle de carton léger, sur lequel est imprimé ou gravé le nom d'une personne.
En carte, se disait des prostituées surveillées médicalement par la Préfecture de police et titulaires d'une carte sanitaire.
Vieux. Envoyer sa carte à quelqu'un, le provoquer en duel.

Banque
Carte de crédit, titre permettant d'effectuer des paiements sur simple signature d'une facture et/ou donnant accès aux distributeurs automatiques de billets.
Carte de paiement, carte de crédit dotée d'un microprocesseur et d'une mémoire permettant d'effectuer une transaction.
Droit
Carte d'électeur, document attestant l'inscription sur les listes électorales et permettant d'exercer le droit de vote.
Carte grise, récépissé de déclaration de mise en service que tout possesseur de véhicule à moteur (cyclomoteurs exceptés) doit faire à la préfecture du département de son domicile.
Carte d'identité professionnelle, document attestant que son possesseur a obtenu l'autorisation administrative préalable à laquelle est assujetti l'exercice de certaines professions (représentants de commerce, journalistes, etc.).
Carte d'invalidité, carte délivrée aux aveugles et autres grands infirmes civils ou de guerre, et qui, selon le cas, ouvre droit à divers avantages en matière de transport, de fiscalité, etc.
Carte nationale d'identité, document qui, délivré par l'autorité administrative, permet de justifier de son identité.
Carte nationale de priorité, carte délivrée aux femmes enceintes et à certaines mères de famille et qui leur donne priorité dans les transports publics et dans les bureaux de l'Administration.
Carte de résident, titre unique de séjour et de travail valable 10 ans et renouvelable automatiquement, délivré aux étrangers se trouvant en France et déjà titulaires d'un titre de séjour ou de travail.
Carte sanitaire, certificat délivré aux prostituées par les services de santé.
Carte de séjour temporaire, carte délivrée aux étrangers venus en France en qualité de visiteur, d'étudiant, ou pour y exercer à titre temporaire une activité professionnelle et valable un an.
Carte verte, document attestant qu'un véhicule bénéficie d'une assurance internationale.
Carte Vitale, carte d'assurance maladie délivrée en France aux cotisants à un organisme de Sécurité sociale.
Informatique
Support de montage de circuits électroniques pouvant être inséré dans un micro-ordinateur pour en étendre les capacités dans un domaine donné (numérisation et restitution du son ou des images, télécommunications, etc.) : Carte graphique. Carte d'extension mémoire.
Carte 3D, carte graphique équipée de microprocesseurs puissants, dédiée au traitement d'images en trois dimensions (3D) et permettant d'obtenir des résultats graphiques de haut niveau en termes de résolution, d'animation et d'effets visuels.
Carte à mémoire, carte en plastique de format normalisé, disposant d'un système de mémorisation des données (par exemple carte bancaire, carte de téléphone). [Les cartes magnétiques, dotées de pistes magnétiques, sont aujourd'hui remplacées, pour des raisons de sécurité, par des cartes à puce, pourvues d'un micro-processeur.]
Carte mère, carte qui regroupe les principaux circuits d'un micro-ordinateur ainsi que les connecteurs d'extension et les interfaces pour les périphériques.
Carte perforée, carte assez rigide, de format normalisé, sur laquelle des perforations en forme de petits rectangles codaient des informations à traiter en mécanographie.
Maroquinerie
Carton léger permettant le renforcement d'articles minces.
Industrie du papier
Papier très rigide et de surface très unie.
Carte grattage, carton fort, recouvert d'une couche de kaolin et utilisé par les dessinateurs.
Presse
Carte de presse, carte d'identité professionnelle du journaliste.
Publicité
Carte T, carte-retour insérée dans un publipostage et déjà affranchie par l'expéditeur (l'annonceur), afin de faciliter la réponse du destinataire.
Reliure
Carte à dos, carton mince, collé au dos des volumes, à l'intérieur de la couverture.
Carte à nerfs, carte à dos, sur laquelle ont été collées les bandes de carton destinées à former les faux nerfs.
Télécommunications
Carte SIM (anglais Subscriber Identity Module, module d'identité abonné), carte d'abonné à un service téléphonique mobile (norme GMS), intégrée dans le combiné.
Textiles
Papier quadrillé, sur lequel on représente l'armure d'un tissu.
Transports
Carte orange, titre de transport magnétique, créé en 1975 par les pouvoirs publics et réservé à l'Île-de-France, permettant à son titulaire de voyager pendant un temps déterminé sur les différents modes de transport de la Région dans des limites (dites sections) proportionnelles au prix payé. (En 2009, elle a été définitivement remplacée par le passe Navigo rechargeable.)

DROITLa carte VitaleCréée en 1998, la carte Vitale est une carte à puce identique pour tous les régimes obligatoires d'assurance maladie et délivrée gratuitement à tout bénéficiaire de celle-ci dès l'âge de 16 ans. Dans sa version dite « carte Vitale 2 », mise en circulation en 2007, elle est dotée d'une mémoire plus importante et doit comporter la photo d'identité du titulaire.La carte Vitale contient les informations indispensables au remboursement des soins de l'assuré. Elle le dispense de l'obligation de remplir les feuilles de maladie destinées à la caisse de Sécurité sociale dont il dépend. Son utilisation, cependant, est subordonnée à l'acceptation du praticien que l'on consulte. Elle s'est en revanche généralisée dans les pharmacies.Chaque détenteur de carte Vitale est tenu de mettre à jour les données qu'elle contient. Pour cela, on l'introduit dans l'une des bornes installées dans les caisses d'assurance maladie, dans les pharmacies et dans certains établissements de soins – sinon, les handicapés peuvent l'envoyer à leur caisse avec un courrier de demande de mise à jour. L'opération doit se faire une fois par an au minimum et se répéter en cas de changement de situation personnelle (mariage, divorce, naissance d'un enfant, déménagement, etc.) ou au moment de l'ouverture de nouveaux droits, tels que prise en charge à 100 % ou obtention de la couverture maladie universelle.

INFORMATIQUEUne idée de génieFruit de recherches qui remontent à la fin des années 1960, et qui se traduisirent à travers le monde par le dépôt de nombreux brevets (aux États-Unis : Pomeroy, 1967 ; Ellingboe, 1970 ; Castrucci, 1971 ; Halpern, 1972 ; au Japon : Arimura, 1970 ; en France : Moreno, 1974 ; Ugon, 1977 ; Guillou, 1979) qui ne donnèrent pas immédiatement lieu à des réalisations, car ils anticipaient souvent sur les technologies disponibles, la carte à puce n'a réellement commencé à exister, en France, qu'à partir du moment où, devant la recrudescence du vandalisme dans les cabines téléphoniques à pièces, France Telecom décida, en 1983, d'équiper progressivement les publiphones de lecteurs de cartes à mémoire.Si la carte mesure 8,5 sur 5,5 cm, la puce a moins de 2 mm de côté. Elle est composée d'une mémoire électronique réinscriptible associée à un compteur d'unités. La mémoire, de type EPROM, se programme par voie électrique. Sur la carte téléphonique, la puce est entourée d'un petit circuit plat et carré d'environ un 1 cm de côté. Ce circuit est composé de plusieurs points de contact métalliques. Lorsque la carte est insérée dans un Publiphone, ces points de contact se connectent avec l'électronique de la cabine, qui peut ainsi lire les informations contenues dans la puce (le nombre d'unités téléphoniques restant), mais également y réinscrire de nouvelles informations (le nouveau nombre d'unités restant). La capacité de la mémoire est de 256 éléments binaires (bits). 96 de ces éléments comportent des informations propres à la carte (comme le numéro de série d'une voiture), les 160 autres éléments servent à l'enregistrement des unités consommées.Un nombre d'applications illimitéSi la télécarte a ouvert la voie et reste encore la plus répandue des cartes à mémoire, l'invention de Roland Moreno a trouvé bien d'autres champs d'applications. Son intérêt principal est bien sûr de pouvoir remplacer l'argent liquide et de servir de porte-monnaie électronique. Hormis le téléphone, elle permet ainsi de payer son stationnement automobile dans certaines villes, son abonnement au cinéma ou au club de gymnastique, etc. Les banques utilisent également une version sophistiquée de la carte à puce, disposant d'une mémoire de 64 000 bits. La carte bancaire est protégée par un code confidentiel destiné à sécuriser les paiements qu'elle autorise.Outre le porte-monnaie électronique, la carte à mémoire peut également servir à contrôler l'accès à un local ou à un appareil. Badges d'entreprise, cartes de parking, clés d'entrée au Minitel, à la télévision payante, à un système informatique, les exemples pullulent… Chaque téléphone portable est également équipé d'une carte à puce qui contient toutes les informations concernant le client, son type d'abonnement, etc. Enfin, la carte à puce est aussi utilisée comme dossier d'information miniature. Ainsi, la carte de Sécurité sociale, renfermant le dossier médical d'une personne, va se généraliser dans les années à venir. De la même façon, les étudiants auront bientôt tout leur dossier universitaire sur une carte à puce.Les cartes à puce peuvent être anonymes ou identifiantes. La carte bancaire, par exemple, contient des indications personnelles qui doivent être protégées par un code secret. Son utilisation permet de suivre son propriétaire dans les fichiers informatiques, de savoir où il se trouvait, ce qu'il faisait à tel ou tel moment… À l'inverse, la télécarte n'est qu'un porte-monnaie anonyme qui ne laisse pas de traces. Elle contient une certaine somme d'argent, mais n'est utilisable que pour un seul service (téléphone, stationnement automobile, place de cinéma…). L'avenir est-il à la carte multi-services permettant de tout payer, d'entrer chez soi, de démarrer sa voiture, etc., ou au portefeuille rempli de cartes différentes, chacune étant dédiée à une utilisation bien précise ? Difficile de le dire aujourd'hui, tant la mise au point d'une carte unique se heurte à des difficultés d'ordre administratif et sécuritaire.Une chose est sûre, l'avenir est aux cartes sans contact. Fonctionnant par induction magnétique, ces cartes peuvent être lues et réinscrites sans être glissées dans un appareil. Les péages autoroutiers utilisent déjà cette technique, dont l'emploi se généralise aussi dans le métro.
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