
1. ordre
nom masculin
(latin ordo, -inis) Disposition d'éléments, organisation de leur place dans un ensemble : L'ordre des mots dans la phrase peut varier.
Disposition organisée, structurée selon certains principes, chaque élément ayant la place qui lui convient : Ordre alphabétique. Donner les chevaux dans leur ordre d'arrivée.
État d'un ensemble, d'un lieu, etc., dont tous les éléments sont à leur place, qui satisfait l'esprit par sa régularité, son organisation : Mettre de l'ordre dans ses idées.
Qualité de quelqu'un qui a le goût de l'organisation, du rangement, du classement : Cet enfant n'a aucun ordre.
Qualité de quelqu'un qui procède avec méthode : Travailler sans ordre.
Catégorie dans laquelle se classent des choses, des personnes considérées selon leur nature, leur structure, leur place dans une série ; espèce : Ces détails sont d'un tout autre ordre.
Système des lois et des institutions qui régissent une société, sur le plan politique, économique, judiciaire, administratif, etc. : Rétablir l'ordre.
Respect des lois et des règlements qui maintiennent la stabilité d'un groupe : Maintenir l'ordre dans la classe.
C'est dans l'ordre (des choses), c'est une chose normale, à laquelle on s'attend, sans pouvoir rien changer.
Dans le même ordre d'idées, d'une manière analogue, comparable ; en poursuivant dans la même direction.
Dans l'ordre, au tiercé, se dit d'un pari où les chevaux sont arrivés exactement dans l'ordre indiqué.
De premier ordre, excellent, remarquable.
De second, dernier ordre, moyen, médiocre ; mauvais.
Être à l'ordre du jour, être parmi les problèmes à traiter lors d'une réunion de travail ; être d'actualité, en parlant d'un événement.
Mettre bon ordre à quelque chose, faire cesser le désordre ; remédier à une situation fâcheuse.
Ordre établi, organisation de la société et des pouvoirs telle qu'elle existe à un moment donné dans un pays déterminé.
Ordre du jour, liste des questions qui donneront lieu à délibération lors d'une réunion d'un conseil, d'une assemblée.
Remettre quelque chose en ordre, de l'ordre dans quelque chose, le ranger, le remettre en état de bon fonctionnement.
Rentrer dans l'ordre, revenir à la normale.
Service d'ordre, groupe de personnes chargées de faire respecter l'ordre, la discipline, d'éviter les débordements lors d'une manifestation.
Algèbre
Nombre de lignes (ou de colonnes) d'une matrice, d'un déterminant.
Ordre d'un groupe fini, cardinal de ce groupe.
Ordre de multiplicité d'une racine α d'un polynôme f (x), plus grand entier k tel que f (x) est divisible par (x−α)k.
Antiquité
À Rome, groupement reconnu officiellement, contrôlé par les magistrats, doté d'un statut juridique qui le destinait à certaines fonctions dont il avait, le plus souvent, le monopole (ordre sénatorial, ordre équestre, par exemple).
Architecture
Système cohérent de proportions modulaires et de formes appliqué aux élévations ; en particulier composition formée de colonnes ou de pilastres surmontés d'un entablement et portant ou non sur des piédestaux ou un stylobate, soumise à des règles spécifiques de proportions et de décor.
Ordre attique, ordre de pilastres courts, sur un attique.
Ordre persique, ou caryatide, ordre où le fût de la colonne est une statue (atlante, caryatide).
Ordre rustique, ordre où le fût est à bossages.
Ordres superposés, ordres établis sur plusieurs niveaux, en général selon une gradation du lourd au délicat, le corinthien au-dessus de l'ionique, et celui-ci sur le dorique.
Chimie
Nombre de constituants indépendants d'un système en équilibre.
Ordre d'une réaction, grandeur caractéristique de la cinétique d'une réaction, indicative du mécanisme réactionnel.
Décorations
Ordre (de chevalerie), compagnie d'honneur de caractère généralement religieux et militaire.
Ordre (de mérite), simple institution par laquelle l'État récompense les mérites des citoyens, acquis dans les activités les plus diverses.
Ordres militaires, ordres de chevalerie nés des croisades. (Les quatre principaux sont les chevaliers de Saint-Jean, les chevaliers de Saint-Lazare, les Templiers, les Teutoniques.)
Droit
Système de règles juridiques.
Procédure de distribution assurant la répartition du prix des biens d'un débiteur entre ses divers créanciers, en fonction de leurs privilèges et hypothèques.
Conseil de l'ordre, assemblée restreinte chargée de veiller à l'observation des règles d'un ordre, à la discipline de ses membres et, le cas échéant, à l'administration de ses biens : Le conseil de l'ordre des médecins. Le conseil de l'ordre des avocats.
Ordre du jour, ensemble des problèmes qu'une assemblée parlementaire ou que le Conseil des ministres doit examiner au cours d'une ou plusieurs séances.
Forces de l'ordre, forces de police chargées du maintien de l'ordre et de la sécurité publique.
Ordre des héritiers, ensemble d'héritiers légitimes appelés à succéder concurremment, selon une hiérarchie. (Ce sont : 1° les descendants ; 2° le père, la mère, les frères et sœurs et les descendants de ces derniers ; 3° les ascendants autres que les père et mère ; 4° les collatéraux autres que les frères et sœurs et leurs descendants.)
Ordres des juridictions, ensemble des tribunaux de même nature. (On distingue l'ordre judiciaire et l'ordre administratif.)
Ordre de la loi, fait justificatif qui supprime la responsabilité de l'auteur d'un acte qui a été ordonné ou autorisé par la loi.
Ordre professionnel, organisme de droit privé, disposant de la personnalité juridique, créé par la loi en vue d'assurer la réglementation, la discipline et la défense d'une profession libérale.
Ordre public, ensemble des institutions et des règles destinées à assurer notamment la sécurité des biens et des personnes, la tranquillité et la salubrité ; ensemble des règles d'intérêt général auxquelles nul ne peut déroger.
Franc-maçonnerie
Franc-maçonnerie universelle (avec majuscule).
Géométrie
Ordre d'un axe Δ de répétition d'un polygone P (ou d'un solide S), entier n tel qu'une rotation d'axe Δ, d'angle 2π/n, laisse P ou S invariant.
Ordre d'un contact, nombre d'éléments de contact confondus en un même point, pour deux courbes ou surfaces données.
Ordre d'une courbe ou surface algébrique, synonyme de degré.
Histoire
Groupe social caractérisé, à l'intérieur d'un État, par sa situation hiérarchique et éventuellement par ses privilèges. (Dans la société française d'Ancien Régime, il y avait trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état.)
Logique
Langage du premier ordre, langage dans lequel on ne quantifie que les variables d'individu (et non pas, par exemple, les ensembles d'individus).
Théorie du premier ordre, théorie qui peut être formalisée au sein d'un langage du premier ordre.
Marine
Formation de navires à rangs serrés, autre que la simple ligne de file.
Mathématiques
Bon ordre, relation d'ordre définie sur un ensemble E (dit alors bien ordonné) telle que toute partie non vide de E a un plus petit élément pour cette relation.
Relation d'ordre, relation réflexive (∀x, x ≺ x), transitive (∀x, ∀y, ∀z, (x ≺ y, y ≺ z) ⇒ x ≺ z) et antisymétrique (∀x, ∀y, ((x ≺ y, y < x) ⇒ x = y)).
Métallurgie
Répartition régulière des atomes de nature différente dans un réseau cristallin.
Militaire
Dispositif adopté par une troupe pour combattre ou se présenter.
Ordre de bataille, rang assigné autrefois aux différents corps pour se présenter au combat et aujourd'hui pour figurer dans les prises d'armes et défilés ; documents donnant, à une date déterminée, l'organisation du commandement et la répartition des unités suivant leur dispositif stratégique ou tactique.
Ordre serré, formation adoptée par une troupe, autrefois, pour combattre, aujourd'hui pour défiler. (Synonyme : rang serré.)
Religion
Sacrement qui donne le pouvoir d'exercer dans l'Église le ministère apostolique ; chacun des degrés auxquels élève ce sacrement.
Ordre religieux, société de personnes liées par des vœux solennels sous l'observance d'une règle. (L'émission des vœux solennels caractérise l'ordre religieux et le différencie de la congrégation, qui est à vœux simples.)
Entrer dans les ordres, se faire prêtre, religieux ou religieuse.
Zoologie et Botanique
Chacune des divisions d'une classe. (L'ordre est parfois divisé en sous-ordres. Inversement, plusieurs ordres peuvent être rassemblés en un superordre, ou sous-classe. Les noms des ordres prennent assez souvent, en zoologie, la désinence-forme et, en botanique, la désinence-ale.)
ARCHITECTUREOn distingue trois ordres grecs : le dorique, l'ionique et le corinthien. Les Romains créèrent l'ordre composite et l'ordre toscan. La redécouverte des monuments antiques et l'interprétation du traité de Vitruve ont engendré en Occident, à partir de la Renaissance italienne, une architecture utilisant avec plus ou moins de liberté les ordres grecs ou romains, leur modérature et leurs ornements caractéristiques.
DÉCORATIONSDatant de l'époque féodale, les premiers ordres de chevalerie, religieux et militaires, sont composés de moines soldats liés par des vœux. Certains, tels les Templiers ou les chevaliers Teutoniques, constituèrent de véritables puissances. Supprimés par la Révolution, les ordres réapparaissent avec la création de la Légion d'honneur par Bonaparte en 1802. De nos jours, ils tendent à réunir les titulaires de certaines décorations (tel l'ordre des Palmes académiques ou celui du Mérite agricole). Un ordre national du Mérite a été créé en 1963 et de nombreux ordres secondaires ont été supprimés.
DROITIl y a un ordre des avocats par barreau, alors que les autres ordres professionnels sont nationaux : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, vétérinaires, experts-comptables, architectes, géomètres-experts. Nul ne peut exercer une profession libérale qui relève d'un ordre professionnel sans y adhérer.
THÉOLOGIEEssentiel dans le christianisme, le phénomène peut concerner d'autres religions. L'Alliance de Qumran, dans le judaïsme immédiatement antérieur à Jésus, formait une communauté de cette sorte. Le bouddhisme compte des milliers de moines. Le protestantisme, qui avait condamné les vœux de religion (pauvreté, chasteté, obéissance) au temps de Luther, a gardé quelques îlots monastiques et a même créé de nouvelles communautés de religieux, comme à Taizé.L'influence du monachisme chrétienDans le christianisme romain et oriental, les ordres religieux représentent une grande tradition. Elle remonte, pour l'Orient, au monachisme (érémitique et cénobitique) du désert d'Égypte au IVe s., puis à l'influence de la règle de saint Basile ; pour l'Occident, au développement, à partir du VIe s., du monachisme de type bénédictin, d'où procédèrent les cisterciens et, moins directement, des ordres contemplatifs comme celui des chartreux.La pluralité des ordresAu cours du Moyen Âge, parmi les nombreux groupes suscités par l'idéal de la pauvreté évangélique, seuls furent reconnus quelques « ordres mendiants », que le concile de Lyon (1274) limita à quatre (Carmes, Franciscains, Dominicains et Augustins). Leur développement posa pendant longtemps le problème des rapports entre séculiers (prêtres dépendant de l'évêque d'un diocèse) et réguliers (religieux soumis à la seule juridiction de leurs supérieurs propres).La nouvelle création marquante fut, au XVIe s., celle de la Compagnie de Jésus, véritable milice du pape au service de la Réforme catholique et des missions. Le XIXe s., enfin, apporta une floraison d'ordres, d'instituts et de congrégations, pour hommes et pour femmes, ayant principalement pour vocation l'action caritative, l'enseignement ou l'apostolat missionnaire.
(latin ordo, -inis) Disposition d'éléments, organisation de leur place dans un ensemble : L'ordre des mots dans la phrase peut varier.
Disposition organisée, structurée selon certains principes, chaque élément ayant la place qui lui convient : Ordre alphabétique. Donner les chevaux dans leur ordre d'arrivée.
État d'un ensemble, d'un lieu, etc., dont tous les éléments sont à leur place, qui satisfait l'esprit par sa régularité, son organisation : Mettre de l'ordre dans ses idées.
Qualité de quelqu'un qui a le goût de l'organisation, du rangement, du classement : Cet enfant n'a aucun ordre.
Qualité de quelqu'un qui procède avec méthode : Travailler sans ordre.
Catégorie dans laquelle se classent des choses, des personnes considérées selon leur nature, leur structure, leur place dans une série ; espèce : Ces détails sont d'un tout autre ordre.
Système des lois et des institutions qui régissent une société, sur le plan politique, économique, judiciaire, administratif, etc. : Rétablir l'ordre.
Respect des lois et des règlements qui maintiennent la stabilité d'un groupe : Maintenir l'ordre dans la classe.
C'est dans l'ordre (des choses), c'est une chose normale, à laquelle on s'attend, sans pouvoir rien changer.
Dans le même ordre d'idées, d'une manière analogue, comparable ; en poursuivant dans la même direction.
Dans l'ordre, au tiercé, se dit d'un pari où les chevaux sont arrivés exactement dans l'ordre indiqué.
De premier ordre, excellent, remarquable.
De second, dernier ordre, moyen, médiocre ; mauvais.
Être à l'ordre du jour, être parmi les problèmes à traiter lors d'une réunion de travail ; être d'actualité, en parlant d'un événement.
Mettre bon ordre à quelque chose, faire cesser le désordre ; remédier à une situation fâcheuse.
Ordre établi, organisation de la société et des pouvoirs telle qu'elle existe à un moment donné dans un pays déterminé.
Ordre du jour, liste des questions qui donneront lieu à délibération lors d'une réunion d'un conseil, d'une assemblée.
Remettre quelque chose en ordre, de l'ordre dans quelque chose, le ranger, le remettre en état de bon fonctionnement.
Rentrer dans l'ordre, revenir à la normale.
Service d'ordre, groupe de personnes chargées de faire respecter l'ordre, la discipline, d'éviter les débordements lors d'une manifestation.
Algèbre
Nombre de lignes (ou de colonnes) d'une matrice, d'un déterminant.
Ordre d'un groupe fini, cardinal de ce groupe.
Ordre de multiplicité d'une racine α d'un polynôme f (x), plus grand entier k tel que f (x) est divisible par (x−α)k.
Antiquité
À Rome, groupement reconnu officiellement, contrôlé par les magistrats, doté d'un statut juridique qui le destinait à certaines fonctions dont il avait, le plus souvent, le monopole (ordre sénatorial, ordre équestre, par exemple).
Architecture
Système cohérent de proportions modulaires et de formes appliqué aux élévations ; en particulier composition formée de colonnes ou de pilastres surmontés d'un entablement et portant ou non sur des piédestaux ou un stylobate, soumise à des règles spécifiques de proportions et de décor.
Ordre attique, ordre de pilastres courts, sur un attique.
Ordre persique, ou caryatide, ordre où le fût de la colonne est une statue (atlante, caryatide).
Ordre rustique, ordre où le fût est à bossages.
Ordres superposés, ordres établis sur plusieurs niveaux, en général selon une gradation du lourd au délicat, le corinthien au-dessus de l'ionique, et celui-ci sur le dorique.
Chimie
Nombre de constituants indépendants d'un système en équilibre.
Ordre d'une réaction, grandeur caractéristique de la cinétique d'une réaction, indicative du mécanisme réactionnel.
Décorations
Ordre (de chevalerie), compagnie d'honneur de caractère généralement religieux et militaire.
Ordre (de mérite), simple institution par laquelle l'État récompense les mérites des citoyens, acquis dans les activités les plus diverses.
Ordres militaires, ordres de chevalerie nés des croisades. (Les quatre principaux sont les chevaliers de Saint-Jean, les chevaliers de Saint-Lazare, les Templiers, les Teutoniques.)
Droit
Système de règles juridiques.
Procédure de distribution assurant la répartition du prix des biens d'un débiteur entre ses divers créanciers, en fonction de leurs privilèges et hypothèques.
Conseil de l'ordre, assemblée restreinte chargée de veiller à l'observation des règles d'un ordre, à la discipline de ses membres et, le cas échéant, à l'administration de ses biens : Le conseil de l'ordre des médecins. Le conseil de l'ordre des avocats.
Ordre du jour, ensemble des problèmes qu'une assemblée parlementaire ou que le Conseil des ministres doit examiner au cours d'une ou plusieurs séances.
Forces de l'ordre, forces de police chargées du maintien de l'ordre et de la sécurité publique.
Ordre des héritiers, ensemble d'héritiers légitimes appelés à succéder concurremment, selon une hiérarchie. (Ce sont : 1° les descendants ; 2° le père, la mère, les frères et sœurs et les descendants de ces derniers ; 3° les ascendants autres que les père et mère ; 4° les collatéraux autres que les frères et sœurs et leurs descendants.)
Ordres des juridictions, ensemble des tribunaux de même nature. (On distingue l'ordre judiciaire et l'ordre administratif.)
Ordre de la loi, fait justificatif qui supprime la responsabilité de l'auteur d'un acte qui a été ordonné ou autorisé par la loi.
Ordre professionnel, organisme de droit privé, disposant de la personnalité juridique, créé par la loi en vue d'assurer la réglementation, la discipline et la défense d'une profession libérale.
Ordre public, ensemble des institutions et des règles destinées à assurer notamment la sécurité des biens et des personnes, la tranquillité et la salubrité ; ensemble des règles d'intérêt général auxquelles nul ne peut déroger.
Franc-maçonnerie
Franc-maçonnerie universelle (avec majuscule).
Géométrie
Ordre d'un axe Δ de répétition d'un polygone P (ou d'un solide S), entier n tel qu'une rotation d'axe Δ, d'angle 2π/n, laisse P ou S invariant.
Ordre d'un contact, nombre d'éléments de contact confondus en un même point, pour deux courbes ou surfaces données.
Ordre d'une courbe ou surface algébrique, synonyme de degré.
Histoire
Groupe social caractérisé, à l'intérieur d'un État, par sa situation hiérarchique et éventuellement par ses privilèges. (Dans la société française d'Ancien Régime, il y avait trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état.)
Logique
Langage du premier ordre, langage dans lequel on ne quantifie que les variables d'individu (et non pas, par exemple, les ensembles d'individus).
Théorie du premier ordre, théorie qui peut être formalisée au sein d'un langage du premier ordre.
Marine
Formation de navires à rangs serrés, autre que la simple ligne de file.
Mathématiques
Bon ordre, relation d'ordre définie sur un ensemble E (dit alors bien ordonné) telle que toute partie non vide de E a un plus petit élément pour cette relation.
Relation d'ordre, relation réflexive (∀x, x ≺ x), transitive (∀x, ∀y, ∀z, (x ≺ y, y ≺ z) ⇒ x ≺ z) et antisymétrique (∀x, ∀y, ((x ≺ y, y < x) ⇒ x = y)).
Métallurgie
Répartition régulière des atomes de nature différente dans un réseau cristallin.
Militaire
Dispositif adopté par une troupe pour combattre ou se présenter.
Ordre de bataille, rang assigné autrefois aux différents corps pour se présenter au combat et aujourd'hui pour figurer dans les prises d'armes et défilés ; documents donnant, à une date déterminée, l'organisation du commandement et la répartition des unités suivant leur dispositif stratégique ou tactique.
Ordre serré, formation adoptée par une troupe, autrefois, pour combattre, aujourd'hui pour défiler. (Synonyme : rang serré.)
Religion
Sacrement qui donne le pouvoir d'exercer dans l'Église le ministère apostolique ; chacun des degrés auxquels élève ce sacrement.
Ordre religieux, société de personnes liées par des vœux solennels sous l'observance d'une règle. (L'émission des vœux solennels caractérise l'ordre religieux et le différencie de la congrégation, qui est à vœux simples.)
Entrer dans les ordres, se faire prêtre, religieux ou religieuse.
Zoologie et Botanique
Chacune des divisions d'une classe. (L'ordre est parfois divisé en sous-ordres. Inversement, plusieurs ordres peuvent être rassemblés en un superordre, ou sous-classe. Les noms des ordres prennent assez souvent, en zoologie, la désinence-forme et, en botanique, la désinence-ale.)
ARCHITECTUREOn distingue trois ordres grecs : le dorique, l'ionique et le corinthien. Les Romains créèrent l'ordre composite et l'ordre toscan. La redécouverte des monuments antiques et l'interprétation du traité de Vitruve ont engendré en Occident, à partir de la Renaissance italienne, une architecture utilisant avec plus ou moins de liberté les ordres grecs ou romains, leur modérature et leurs ornements caractéristiques.
DÉCORATIONSDatant de l'époque féodale, les premiers ordres de chevalerie, religieux et militaires, sont composés de moines soldats liés par des vœux. Certains, tels les Templiers ou les chevaliers Teutoniques, constituèrent de véritables puissances. Supprimés par la Révolution, les ordres réapparaissent avec la création de la Légion d'honneur par Bonaparte en 1802. De nos jours, ils tendent à réunir les titulaires de certaines décorations (tel l'ordre des Palmes académiques ou celui du Mérite agricole). Un ordre national du Mérite a été créé en 1963 et de nombreux ordres secondaires ont été supprimés.
DROITIl y a un ordre des avocats par barreau, alors que les autres ordres professionnels sont nationaux : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, vétérinaires, experts-comptables, architectes, géomètres-experts. Nul ne peut exercer une profession libérale qui relève d'un ordre professionnel sans y adhérer.
THÉOLOGIEEssentiel dans le christianisme, le phénomène peut concerner d'autres religions. L'Alliance de Qumran, dans le judaïsme immédiatement antérieur à Jésus, formait une communauté de cette sorte. Le bouddhisme compte des milliers de moines. Le protestantisme, qui avait condamné les vœux de religion (pauvreté, chasteté, obéissance) au temps de Luther, a gardé quelques îlots monastiques et a même créé de nouvelles communautés de religieux, comme à Taizé.L'influence du monachisme chrétienDans le christianisme romain et oriental, les ordres religieux représentent une grande tradition. Elle remonte, pour l'Orient, au monachisme (érémitique et cénobitique) du désert d'Égypte au IVe s., puis à l'influence de la règle de saint Basile ; pour l'Occident, au développement, à partir du VIe s., du monachisme de type bénédictin, d'où procédèrent les cisterciens et, moins directement, des ordres contemplatifs comme celui des chartreux.La pluralité des ordresAu cours du Moyen Âge, parmi les nombreux groupes suscités par l'idéal de la pauvreté évangélique, seuls furent reconnus quelques « ordres mendiants », que le concile de Lyon (1274) limita à quatre (Carmes, Franciscains, Dominicains et Augustins). Leur développement posa pendant longtemps le problème des rapports entre séculiers (prêtres dépendant de l'évêque d'un diocèse) et réguliers (religieux soumis à la seule juridiction de leurs supérieurs propres).La nouvelle création marquante fut, au XVIe s., celle de la Compagnie de Jésus, véritable milice du pape au service de la Réforme catholique et des missions. Le XIXe s., enfin, apporta une floraison d'ordres, d'instituts et de congrégations, pour hommes et pour femmes, ayant principalement pour vocation l'action caritative, l'enseignement ou l'apostolat missionnaire.
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