
1. pensée
nom féminin
(de penser)Les sciences humaines, dans leur ensemble, contribuent à jeter le soupçon sur l'indépendance de la pensée. La linguistique de F. de Saussure met en lumière l'étroite dépendance de la pensée à l'égard de la langue : les mots ne sont pas des signes des choses ; ils prennent leur sens par leurs relations réciproques dans le cadre de la langue. Ainsi, chaque langue porte avec elle un système de significations : la pensée est donc déterminée par la langue. L'Anthropologie structurale (1958) de C. Lévi-Strauss situe la pensée dans le contexte ethnologique d'une culture particulière : si les schémas interprétatifs varient selon les différentes cultures, la pensée n'est pas une production d'idées dont le sujet aurait la libre initiative.Le travail critique de la sociologie montre la pensée inscrite dans un contexte déterminant. P. Bourdieu, par exemple, dans Ce que parler veut dire (1982), manifeste le rôle prépondérant des structures sociales dans les jeux de langage et de pensée.Outre les critiques dont elle fait l'objet quant à sa nature et à sa liberté, la pensée est contestée quant à ses prétentions. Cherchant à comprendre ce qui lui est d'abord extérieur, la pensée est un processus d'assimilation de la réalité : ainsi, la pensée serait totalisante et systématique par excellence, comme l'exprime le projet hégélien du savoir absolu.
(de penser)Les sciences humaines, dans leur ensemble, contribuent à jeter le soupçon sur l'indépendance de la pensée. La linguistique de F. de Saussure met en lumière l'étroite dépendance de la pensée à l'égard de la langue : les mots ne sont pas des signes des choses ; ils prennent leur sens par leurs relations réciproques dans le cadre de la langue. Ainsi, chaque langue porte avec elle un système de significations : la pensée est donc déterminée par la langue. L'Anthropologie structurale (1958) de C. Lévi-Strauss situe la pensée dans le contexte ethnologique d'une culture particulière : si les schémas interprétatifs varient selon les différentes cultures, la pensée n'est pas une production d'idées dont le sujet aurait la libre initiative.Le travail critique de la sociologie montre la pensée inscrite dans un contexte déterminant. P. Bourdieu, par exemple, dans Ce que parler veut dire (1982), manifeste le rôle prépondérant des structures sociales dans les jeux de langage et de pensée.Outre les critiques dont elle fait l'objet quant à sa nature et à sa liberté, la pensée est contestée quant à ses prétentions. Cherchant à comprendre ce qui lui est d'abord extérieur, la pensée est un processus d'assimilation de la réalité : ainsi, la pensée serait totalisante et systématique par excellence, comme l'exprime le projet hégélien du savoir absolu.
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