central, centrale, centraux

adjectif
(latin centralis, de centrum, centre)

Cet article fait partie du DOSSIER consacré à l'électricité.

Qui est au centre ou dans la région du centre ; qui constitue le centre : Un pilier central. L'Europe centrale.
Qui se trouve à un point de convergence ou de diffusion : L'administration centrale.
Qui a la principale importance ; capital : Argument central d'un ouvrage.Droit Maison centrale ou centrale (nom féminin), établissement pénitentiaire dans lequel les condamnés à un emprisonnement de longue durée (plus d'un an) exécutent leur peine.Géophysique Feu central, ensemble de minéraux fondus qui, selon la théorie de la chaleur interne, occuperait le centre de la Terre.Mathématiques Élément central d'un ensemble E muni d'une loi de composition interne, élément qui permute avec tous les éléments de E.Neurologie Situé au niveau du cerveau et de la moelle épinière, par opposition à périphérique.Physique Accélération centrale, accélération variable dont le support passe par un point fixe. Axe central d'inertie, axe permanent de rotation. Force centrale, force variable dont le support passe par un point fixe dans un référentiel galiléen.Probabilités Théorème central limite, théorème selon lequel, sous certaines hypothèses, la variable réduite associée à la somme de n variables aléatoires mutuellement indépendantes, de même loi de probabilité, converge en loi vers une variable normale réduite.Statistique Valeur centrale, paramètre défini en vue de mesurer ce qu'il peut y avoir de commun à toutes les valeurs d'une distribution. (Les principales valeurs centrales sont le mode, la médiane, le milieu de l'étendue et la moyenne.)central
nom masculin Centre de télécommunications.
Poste dans le navire où sont centralisés les appareils de contrôle et de transmission d'ordre.
Court principal d'un stade de tennis.
Central sous-stations, synonyme de commande centralisée des sous-stations.
Central dactylographique, service qui assure, à la demande, la frappe de textes pour les autres services d'une entreprise ou d'une organisation. (Synonyme : pool dactylographique.)centrale
nom féminin Nom générique d'installations, de dispositifs dans lesquels on opère certains traitements dont les résultats sont distribués à divers postes utilisateurs.
Centrale vapeur, appareil ménager constitué d'un fer à vapeur puissant et d'un générateur de vapeur indépendant.

Aéronautique
Centrale aérodynamique, ensemble des instruments permettant d'effectuer des mesures aérodynamiques à bord d'un avion.
Commerce
Centrale d'achat, organisme qui sélectionne des gammes d'articles, regroupe les commandes de magasins adhérents et est chargé de réaliser les achats correspondants aux meilleures conditions.
Droit
Synonyme de maison centrale.
Synonyme de confédération de syndicats.
Économie
Centrale des bilans, organisme qui, à partir des comptes des entreprises, rassemble des données homogènes sur celles-ci.
Électricité
Ensemble d'installations constituant une usine génératrice d'énergie électrique par conversion d'autres formes d'énergie.
Mécanique
Centrale à inertie ou centrale inertielle, ensemble mécanique et électronique de précision, comportant des organes sensibles (accéléromètres, gyromètres) et des moyens de calcul, capable de fournir à chaque instant les coordonnées de position et les composantes de vitesse et d'accélération du mobile à bord duquel il est installé.
Technique
Centrale solaire, installation qui convertit l'énergie solaire en électricité ou en travail mécanique.
Travaux publics
Centrale à béton, usine où se fabrique le béton.

ÉLECTRICITÉLa production d'électricitéL'énergie marémotrice n'a connu qu'un développement limité. Comme dans les centrales hydroélectriques, l'électricité y est produite à partir de masses d'eau en mouvement, mais au rythme du flux et du reflux des marées, grâce à des turbines à pales orientables. La première usine marémotrice fut construite en 1966, en France, sur l'estuaire de la Rance (24 turbines totalisant 240 MW).La géothermieLa géothermie « haute énergie » (plus de 150 °C) est déjà exploitée dans de nombreux pays pour produire de l'électricité. Les turbines sont alimentées par la vapeur émanant de sources chaudes contenues dans le sous-sol de la Terre.L'énergie solaireL'énergie solaire peut être convertie en électricité grâce à des cellules photovoltaïques. Les progrès réalisés depuis les années 1970, dans le domaine des matériaux semi-conducteurs, ont permis d'améliorer le rendement et la fiabilité des cellules. Leur prix de revient, encore élevé, retarde la diffusion de cette technologie non polluante, au coût d'exploitation modeste.Des installations équipées de miroirs concentrant la chaleur vers un fluide caloporteur permettent de produire de la vapeur pour actionner des turbines. L'une des plus grandes centrales solaires se trouve à Barstow, en Californie (10 MW). Avant sa rénovation en 1996 – basée sur l'introduction de la technologie de sel fondu comme caloporteur –, ses 1 818 héliostats de 40 m2 produisaient une vapeur de 510 °C.Les solutions alternativesOn cherche aussi à produire de l'électricité sans passer par la production d'énergie mécanique. Ces solutions sont utilisées pour de faibles besoins, ou font l'objet d'études expérimentales. Ainsi, des piles à combustible convertissant directement l'énergie chimique de l'hydrogène en courant continu ont été utilisées dans des applications spatiales.D'autres convertisseurs, les générateurs thermoélectriques et thermoioniques, produisent de l'électricité à partir de deux matériaux portés à des températures différentes.On peut aussi convertir la chaleur en électricité à partir d'un jet continu de gaz ionisé porté à très haute température (plasma). Le principe du générateur magnétohydrodynamique consiste à faire passer un tel jet dans un champ magnétique pour en extraire un flux continu d'électrons. Dans le générateur électro-gaz-dynamique, c'est un champ électrique qui, en captant les électrons du gaz qui le traverse, produit des ions que l'on recueille ensuite.PerspectivesMalgré les problèmes environnementaux que pose sa combustion, le charbon continuera longtemps à occuper la première place dans la production mondiale d'électricité. Cela tient à l'abondance des réserves disponibles, et à la limitation des sources énergétiques de remplacement. L'énergie nucléaire, par suite d'un ralentissement du rythme de croissance des programmes d'équipement, ne parviendra qu'à maintenir sa part actuelle dans le bilan global. Le gaz naturel et le pétrole, surtout, sont exploités de manière plus avantageuse dans les transports, le chauffage ou la chimie. Cependant, certains prônent un recours accru au gaz naturel. Le développement de l'équipement hydraulique, dans les pays industrialisés, est proche de son maximum, surtout en Europe, où les sites les plus économiques sont déjà équipés. C'est, en revanche, dans les pays qui se développent que le potentiel hydroélectrique est le plus grand. Les sources d'énergie renouvelables telles que les énergies géothermique, solaire ou éolienne continueront à jouer un rôle local.Des efforts doivent être déployés au niveau mondial tant pour atténuer les nuisances écologiques dues à la combustion du charbon que pour étendre l'utilisation de sources énergétiques concurrentielles propres. Les matériaux supraconducteurs, par exemple, pourraient offrir à ce titre des perspectives intéressantes. Pour le très long terme, de gros espoirs reposent sur l'énergie de fusion thermonucléaire.

TÉLÉCOMMUNICATIONSLe central téléphonique est le lieu où s'effectuent les opérations de commutation, dans un réseau téléphonique commuté (téléphonie fixe). Son rôle est d'établir pour chaque appel une continuité électrique entre les abonnés.Structure d'un centralPour assurer le travail de commutation dans un central, il faut des organes de mise en relation et des organes de commande.Les premiers sont constitués par un réseau de connexion, des joncteurs et des auxiliaires de signalisation. Le réseau de connexion assure les fonctions de connexion et de concentration des lignes sur les joncteurs. Ceux-ci peuvent être du type joncteurs entrants, sortants et locaux. Les auxiliaires de signalisation, c'est-à-dire les récepteurs de numérotation et les envoyeurs-récepteurs, assurent la communication entre les centraux.Les seconds sont constitués par une unité de commande, des explorateurs et des marqueurs. L'unité de commande est constituée d'un groupe de deux calculateurs ; elle assure le fonctionnement de l'ensemble du central. Les explorateurs, aussi nommés enregistreurs, permettent de suivre la progression de chaque appel selon une procédure d'interrogation-réponse. Les marqueurs sont des relais chargés d'exécuter les ordres de connexion donnés par l'unité de commande.Les centraux manuelsLe principe de la commutation est le suivant : chaque ligne d'abonné aboutit sur le panneau vertical d'une table d'opératrice et est desservie par un joncteur, le jack, et une lampe d'appel. Quand le demandeur décroche, un courant alternatif est envoyé jusqu'au bureau téléphonique, et la lampe d'appel s'allume. Pour entrer en relation avec l'abonné, l'opératrice établit une liaison électrique en enfonçant entre les deux lames-ressorts du joncteur une fiche qui se trouve à l'une des extrémités d'un cordon souple appelé dicorde. L'autre fiche du cordon est enfoncée dans le joncteur de l'abonné appelé. S'il répond, l'opératrice met les deux abonnés en communication. Depuis la mise en place de l'automatique en 1925, seules certaines installations comportant un grand nombre de postes utilisent encore le système manuel.Les centraux automatiquesL'appel de l'abonné est directement envoyé aux organes d'entrée du central sous forme d'impulsions électriques successives dues à la manipulation du cadran d'appel. Il existe trois sortes de systèmes automatiques : le système à organes tournants, le système crossbar et les systèmes électroniques.Le système à organes tournants utilise des organes mécaniques à grand déplacement et à contacts glissants. Il est appelé système « pas à pas », car l'appel à travers le réseau se fait par pas successifs, au fur et à mesure de l'arrivée des impulsions de numérotation. Toutefois, l'entretien des organes mécaniques nécessite un personnel spécialisé, les vibrations nuisent à la qualité des contacts glissants, et le temps de recherche et de sélection est long.Le système crossbar (à barres croisées) est plus rapide, car les déplacements mécaniques sont réduits au minimum, les contacts glissants et les vibrations sont évités. Les fonctions de décision sont exécutées par des relais. En France, deux types de matériel fondés sur ce principe ont été adoptés en 1960 : le CP 400, pour les réseaux de petite taille, et le Pentaconta, réservé aux réseaux plus importants. En 1990, les systèmes crossbar équipaient encore la majorité des centraux téléphoniques dans le monde.Les systèmes électroniques ont été mis en place pour augmenter le nombre de communications et réduire l'encombrement.
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