chômage

nom masculin
(de chômer) Situation d'un salarié qui, bien que apte au travail, se trouve privé d'emploi.
Situation d'un demandeur d'emploi ; nombre de demandeurs d'emploi sur le marché du travail : Le chômage des jeunes.
Somme versée par des organismes publics aux chômeurs : Toucher le chômage.
Arrêt du travail pendant les jours fériés ou chômés.
Temps, période d'inactivité pour un établissement ou une industrie.
Arrêt de la navigation sur une voie navigable pour permettre d'y exécuter des travaux d'entretien, ou de grosses réparations.
Allocations de chômage, allocations versées par les A.S.S.E.D.I.C. aux chômeurs qui bénéficient de l'assurance-chômage.
Assurance-chômage, régime financé par les cotisations des employeurs et des salariés versées aux A.S.S.E.D.I.C. qui en assurent la gestion, en vue d'indemniser les chômeurs.
Chômage caché, chômage non connu des pouvoirs publics.
Chômage conjoncturel, chômage de courte durée, dû à un ralentissement de l'activité économique en phase de récession.
Chômage déguisé, emploi dont la productivité est faible, voire nulle.
Chômage économique, arrêt de travail dû à une rupture des stocks d'éléments nécessaires à la production.
Chômage keynésien, chômage involontaire qui, selon la théorie de Keynes, se produit en régime libéral par manque de débouchés.
Chômage partiel, situation de salariés dont les horaires sont inférieurs à la durée légale hebdomadaire du travail et qui subissent, par conséquent, une baisse de leur salaire.
Chômage saisonnier, situation de salariés liée à leur activité fluctuante pendant l'année.
Chômage technique, arrêt de travail provoqué par des accidents généralement de courte durée.
Chômage technologique, chômage dû au développement du progrès technique, qui réduit l'utilisation du travail humain au profit du capital technique (robotisation, informatisation).

L'assurance-chômageLa convention d'assurance-chômage réglant les procédures d'indemnisation pour les années 2009 et 2010 fait passer de six mois (au cours d'une période de 22 mois) à quatre mois (au cours d'une période de 28 mois) la durée pendant laquelle les demandeurs d'emploi qui s'inscrivent pour la première fois doivent avoir cotisé pour toucher des indemnités. Si le chômeur retrouve un emploi puis se réinscrit dans les douze mois, il devra cumuler six mois de travail sur cette période pour être à nouveau indemnisé.Le montant de l'indemnisation demeure égal à 57,4 % du dernier salaire brut, mais la durée de versement sera désormais calquée sur la durée d'activité salariée. La durée maximale d'indemnisation sera de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans, qui continueront d'y avoir droit pendant 36 mois (s'ils justifient de 36 mois d'activité salariée).En cas de licenciement économique, un demandeur d'emploi pourra bénéficier de la convention dite « de reclassement personnalisé » (C.R.P.) pendant une durée qui sera au maximum de douze mois (au lieu de huit précédemment). Il percevra des indemnités de chômage égales à 80 % de son précédent salaire brut pendant les huit premiers mois, puis égales à 70 % pendant les quatre mois suivants.Le nouveau texte prévoit aussi que les cotisations des employeurs et des salariés dépendent du résultat d'exploitation du régime d'assurance-chômage. Leur taux baissera si ce résultat, évalué au début de chaque semestre, dépasse les 500 millions d'euros.

Un déséquilibre économiqueLe terme chômage vient du latin caumare, qui signifie « se reposer pendant la chaleur » (du grec kauma, « chaleur brûlante »). Le chômage se définit comme un état de déséquilibre du marché du travail, caractérisé par un excès d'offre de travail (celle des travailleurs) par rapport à la demande de travail des entreprises. En tant que phénomène économique, le chômage apparaît comme caractéristique des économies modernes. En effet, l'industrialisation, allant de pair avec l'apparition de la grande entreprise et du salariat, entraîne, lors des moments de crise, le licenciement d'une fraction des effectifs salariés, c'est-à-dire le chômage pour les travailleurs. Ainsi, après la Grande Crise, 13 millions de chômeurs sont recensés aux États-Unis en 1932. Les années qui suivent la Seconde Guerre mondiale et qui correspondent aux Trente Glorieuses (1945-1975), selon l'expression de Jean Fourastié, seront marquées par le plein-emploi. Cependant, la récession amorcée après le premier choc pétrolier (1973) aura pour conséquence une montée du chômage dans les pays de l'O.C.D.E. Le chômage retient alors l'attention des décideurs gouvernementaux, qui, par diverses mesures de politique économique, chercheront à endiguer sa croissance. Aujourd'hui, le chômage a reculé aux États-Unis et en Grande-Bretagne, mais il est encore bien présent dans les pays de l'Union européenne, notamment en Finlande, en Espagne et en France. Le traité européen d'Amsterdam de 1997 consacre la promotion d'un niveau d'emploi élevé comme l'un des objectifs de l'Union européenne et préconise le développement d'une stratégie communautaire pour faire face au sous-emploi.La mesure du chômageJohn Maynard Keynes (1883-1946) conteste la vision néoclassique du chômage dans son œuvre maîtresse, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Pour Keynes, la demande de travail des chefs d'entreprise ne dépend pas du prix du travail, mais plutôt du niveau de production que désirent réaliser les entrepreneurs. Or celui-ci est déterminé par la demande effective, c'est-à-dire par les anticipations que font les chefs d'entreprise quant à l'évolution à court terme de la demande de biens de consommation et de la demande de biens de production (biens d'équipement).L'entreprise embauche un certain nombre de travailleurs en fonction du niveau de production qu'elle cherche à réaliser. La vision néoclassique du chômage, notamment celle de Pigou, laisse supposer qu'une baisse des salaires peut générer des créations d'emplois. Selon Keynes, il n'en est rien. La baisse des salaires ne peut qu'entraîner une baisse de la demande de biens de consommation et, à terme, de biens de production, puisque ces derniers ont essentiellement pour utilité de permettre la fabrication de biens de consommation. Les entrepreneurs n'embaucheront pas de nouveaux salariés en période de contraction de la demande. Il existe alors, bel et bien, un chômage involontaire. Beaucoup de travailleurs seraient prêts à accepter un travail, même faiblement rémunéré, mais ne trouvent pas d'emploi dans la mesure où les conditions macroéconomiques (niveau de la demande effective) n'incitent pas les chefs d'entreprise à se procurer de la main-d'œuvre.
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